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Accueil Métiers Matériel

Nos gouvernants interviennent régulièrement depuis plusieurs années pour louer les mérites de l’apprentissage. Pour ce faire, ils comparent souvent la situation en Allemagne et en France.

Malheureusement, pour l’UNSA-Cheminots, fondamentalement convaincue de l’utilité de ce formidable outil de formation et d’intégration en entreprise, ces bonnes intentions demeurent  au niveau de l’affichage.

Lors des différentes réformes des retraites, nos dirigeants (d'État ou d’entreprise) avaient affiché des mesures spécifiques en direction des ex-apprentis. En 2003 la réforme dite  « FILLON » avait intégré des mesures dites longues carrières. Elles concernaient les personnels ayant  commencé à travailler entre 14 et 16 ans et donc, du fait de la législation, essentiellement les anciens apprentis.

En 2007, (réforme de retraite des régimes spéciaux) lors des négociations post-conflit en décembre, des mesures avaient été négociées pour les apprentis. Elles concernaient d’une part les ex-apprentis et d’autre part les jeunes apprentis encore sous contrat.

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On n’est pas à une bêtise près, faisons là  et voyons après … telles sont les premières paroles du refrain de la chanson du film « le petit Nicolas ». Actuellement pour la maintenance du Matériel FRET, l’entreprise applique à la lettre le refrain ci-dessus.  Pour cette CPC, nous avons  interpellé la Direction du Matériel sur différentes problématiques concernant  la maintenance du parc wagons.  Ces dernières semaines ont été marquées par une forte recrudescence des événements critiques, avec notamment de nombreux incidents freins suivis d’incendies et d’incidents organes de roulement.

Celui d’Haubourdin a eu des conséquences économiques importantes, tant au niveau des frais de remise en état des structures, qu’au niveau du manque à gagner suite à l’arrêt des circulations. Pourtant, malgré ces signes alarmants, la Direction du Matériel fait  poursuivre aux établissements une politique de maintenance dévastatrice. La GPEC, mais peut-on parler de GPEC… un seul mot : catastrophique.

La Direction, considère que les établissements sont en sureffectif. C’est pourquoi elle leur demande de les réduire. Mais cela est fait en dépit du bon sens.

Ainsi, certains établissements se retrouvent, ou vont se retrouver, sans aucun freiniste ou sans spécialiste O.R.

D’autres établissements mutent leurs agents dans les EME, les emploient et  parallèlement embauchent des CDD et/ou des intérimaires !

Nous sommes surpris par cette politique contraire aux directives RH relatives au placement des agents dans les EME.

Est-il responsable de payer des agents en CDD ou en intérim alors que les agents au statut, formés de surcroît, sont inutilisés et inscrits dans les EME ?

Nous souhaitons vivement connaître la politique économique poursuivie par la mise en place de cette méthode.

Pour les règles de maintenance, notamment pour la maintenance de niveau 2 et 3, celles-ci sont de plus en plus alignées sur celles du Contrat Uniforme d’Utilisation. Nous assistons là encore à un véritable dumping sur la maintenance, suivi de près par un dumping social, puisque cela induira des suppressions d’emplois.

Alors que les documents de maintenance Wagon ont été rédigés en s’appuyant sur un REX plus que centenaire, est-il normal de les alléger uniquement sur l’argument  de la rentabilité  économique ?

Les rapporteurs, les chefs d’organismes, les experts maintenance, les chefs de département qui ont écrit, corrigé, vérifié, validé ces documents de maintenance étaient-ils des imbéciles ?

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Quand on ne sème pas, on ne récolte pas

 

Pour l’année 2009, les résultats qualité de la production pour le Domaine Matériel ne sont pas bons. Les événements critiques n’ont jamais été aussi nombreux avec une augmentation de 23%. La Direction du Matériel qualifie ce  résultat de contrasté, c’est là un bel exercice de style. Les résultats des incidents (en dehors du TGV) sont eux aussi en augmentation, notamment pour les véhicules de Proximité. Les non-conformités lors des audits augmentent aussi.

Ces mauvais résultats ont plusieurs causes :

les organes fournis par les industries privées,

une diminution de la qualité des PRM/PRMD suite à la recherche exacerbée de la productivité,

une perte de la maîtrise de l’application des ordres de modification,

des pas de maintenance parfois poussés au-delà de l’optimisation maximum,

l’inutile réorganisation de l’ingénierie,

la non application des documents de maintenance,

la méconnaissance croissante des technologies ferroviaires et du fonctionnement des véhicules.

Pour ces deux derniers items, la solution passe par la formation professionnelle. Malheureusement, si les mauvais résultats sont en augmentation, le temps et le budget consacrés sont en très forte diminution. Certes,  cela n’est pas nouveau, mais pour l’année 2009 la baisse, que l’entreprise justifie suite la crise et donc le besoin d’équilibrer le budget, est très, trop importante.

Encore une fois, on ne peut que s’interroger   sur la finalité poursuivie. S’agit-il aux activités de démontrer que les cheminots au statut sont incapables de remplir correctement leurs missions ? Est-ce pour filialiser ou privatiser la maintenance ?

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Lors de la CPC MT de novembre 2009 nous  avions alerté le Directeur sur le mal être au travail et sur les risques psychosociaux qui en découlent.

Or, depuis la dernière CPC, le très mauvais climat de travail dans l’entreprise non seulement perdure mais s’amplifie encore.

De plus en plus d’alertes nous sont remontées. Il s’agit soit de mal être individuel, suite notamment à des cas isolés de harcèlement moral, soit de mal être collectif. Pour ces derniers, quelques Technicentres sont impactés par le phénomène. Mais l’un d’entre eux est dans une situation particulièrement grave. Dans cet établissement le médecin du travail vient d’adresser un courrier au DET pour lui signifier la profonde détresse de l’ensemble du personnel. Il semble en outre que  cette situation fasse exploser le nombre d’accident du travail depuis le début de l’année.

Pour les cas individuels, les harceleurs sont heureusement très peu nombreux. Mais lorsqu’ils sévissent, ils conduisent rapidement les victimes vers une souffrance incommensurable. Ces victimes commencent à multiplier les arrêts maladies et ne peuvent exercer leurs missions qu’avec le secours de drogues licites.

Nous avons tout lieu de penser que le directeur  a connaissance de quelques cas de personnes harcelées et qu’il connaît également par conséquence les harceleurs. L’UNSA-Cheminots a donc demandé  que ceux-ci soient  recadrés  et qu’il soit mis fin  à leurs agissements qui vont à l’encontre de la santé des cheminots et donc à l’encontre des intérêts de l’entreprise. Le Directeur, interpellé par notre intervention assez forte, nous a demandé des précisions sur ces faits. A la  fin de la CPC nous lui avons oralement cités quelques cas.

L’UNSA-Cheminots espère que le Directeur prendra toute la mesure du mal être de nombreux agents du Domaine et qu’il agira pour y remédier.

Il est temps notamment de mettre fin aux trop nombreux dysfonctionnements du Domaine, qui usent, laminent, détruisent le moral des agents.

 

 

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Lors de cette CPC MT Budget la Direction du Matériel nous a présenté un document où tout va toujours aussi bien dans le meilleur des mondes. Encore une fois, dans ce document sont mis en exergue les qualités et les avantages des différentes réformes. La politique menée par le Domaine Matériel (recherche exacerbée de la productivité et lancement de réformes tous azimuts) depuis maintenant plusieurs années plombent de plus en plus les résultats, notamment la régularité et la Sécurité de l’Exploitation Ferroviaire (SEF). Depuis 1988, la Direction du Matériel a exigé que les établissements réalisent des gains de productivité compris entre 3 et 7%, allant même jusqu’à exiger des gains de 30% sur 3 ans pour les PRM/PRMD. Parallèlement, sur une durée relativement courte, le Domaine a lancé de nombreuses réformes (ligne managériale, PLI, centre excellence, ingénierie, externalisation de la maintenance des I.O., Technicampus), qui ont déstructuré l’organisation et la production. De plus le Matériel comme l’ensemble de l’entreprise, a subi un renouvellement important de personnel. Sous les effets combinés du manque de personnel, de la mauvaise transmission des compétences, de la désorganisation permanente, le Domaine n’a plus respecté ses fondamentaux mais plus particulièrement l’application des règles de maintenance pour faire de l’entretien préventif. d’une règle simple de maintenance: le montage d’écran pare neige). Il s’avère que les incidents d’origine Matériel sont en continuelle augmentation. Les dérives en quelques années sur des véhicules ferroviaires « stabilisés » (pas nouveaux et pas en fi n de vie) sont parfois spectaculaires. Les résultats sont de plus minorés par un taux de rejet (incidents inclassables) des incidents qui n’a jamais été aussi élevé. Mais le plus inquiétant c’est la très forte augmentation des événements critiques (presque accident) qui en 2009 ont fait un bond spectaculaire de 174 à 214 soit + 23%. Les incendies de véhicules ferroviaires augmentent, eux, de 33%. Là, très clairement les incendies qui pourraient créer un drame d’une ampleur considérable, trouvent leur origine dans des défauts et insuffi sances notoires de maintenance (cas d’incendie dans un tunnel avec disjonction et impossibilité de réarmer le disjoncteur, où l’on assisterait à l’asphyxie de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de clients). Cette situation ne saurait perdurer. A trop vouloir jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler. L’UNSA Cheminots rappellera à nouveau que la responsabilité pénale des acteurs de la maintenance et notamment de la hiérarchie serait engagée dans le cas d’un accident pour insuffisance ou défaut de maintenance.

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