On n’est pas à une bêtise près, faisons là et voyons après … telles sont les premières paroles du refrain de la chanson du film « le petit Nicolas ». Actuellement pour la maintenance du Matériel FRET, l’entreprise applique à la lettre le refrain ci-dessus. Pour cette CPC, nous avons interpellé la Direction du Matériel sur différentes problématiques concernant la maintenance du parc wagons. Ces dernières semaines ont été marquées par une forte recrudescence des événements critiques, avec notamment de nombreux incidents freins suivis d’incendies et d’incidents organes de roulement.
Celui d’Haubourdin a eu des conséquences économiques importantes, tant au niveau des frais de remise en état des structures, qu’au niveau du manque à gagner suite à l’arrêt des circulations. Pourtant, malgré ces signes alarmants, la Direction du Matériel fait poursuivre aux établissements une politique de maintenance dévastatrice. La GPEC, mais peut-on parler de GPEC… un seul mot : catastrophique.
La Direction, considère que les établissements sont en sureffectif. C’est pourquoi elle leur demande de les réduire. Mais cela est fait en dépit du bon sens.
Ainsi, certains établissements se retrouvent, ou vont se retrouver, sans aucun freiniste ou sans spécialiste O.R.
D’autres établissements mutent leurs agents dans les EME, les emploient et parallèlement embauchent des CDD et/ou des intérimaires !
Nous sommes surpris par cette politique contraire aux directives RH relatives au placement des agents dans les EME.
Est-il responsable de payer des agents en CDD ou en intérim alors que les agents au statut, formés de surcroît, sont inutilisés et inscrits dans les EME ?
Nous souhaitons vivement connaître la politique économique poursuivie par la mise en place de cette méthode.
Pour les règles de maintenance, notamment pour la maintenance de niveau 2 et 3, celles-ci sont de plus en plus alignées sur celles du Contrat Uniforme d’Utilisation. Nous assistons là encore à un véritable dumping sur la maintenance, suivi de près par un dumping social, puisque cela induira des suppressions d’emplois.
Alors que les documents de maintenance Wagon ont été rédigés en s’appuyant sur un REX plus que centenaire, est-il normal de les alléger uniquement sur l’argument de la rentabilité économique ?
Les rapporteurs, les chefs d’organismes, les experts maintenance, les chefs de département qui ont écrit, corrigé, vérifié, validé ces documents de maintenance étaient-ils des imbéciles ?