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La Commande Centralisée du réseau ferroviaire Rhône-Alpes (CCR), en service depuis le 20 juin, regroupe en un seul point la commande d’une partie des installations de sécurité du nœud ferroviaire lyonnais (confiée aujourd’hui à neuf postes d’aiguillages). Première d’un modèle entièrement informatisé, calquée sur le modèle de l’Aérien, elle couvrira l’ensemble de la région rhônalpine d’ici 2030, date à laquelle 15 autres CCR devraient être opérationnelles sur le réseau national. A la clé, une réduction drastique du nombre d’exploitants.

Après 5 années d’études et 18 mois de travaux la CCR Rhône-Alpes, installée à deux pas de la nouvelle gare TER Jean Macé (non loin du Poste 2 de Guillotière), a franchi sa première étape de construction le 20 juin avec le raccordement du Poste 1 PRS de La Part-Dieu (datant de 1983). En Mars 2011, lui seront intégrés les postes 3 et 4 de Guillotière  et d’ici 2016,  les Postes 1 et 2 de Perrache, le poste de Perrache marchandises, les postes 1 et 2 de Vaise ainsi que le poste 2 de Guillotière.

La CCR rhônalpine représente un investissement de 500 millions d’Euros financés à 100% par RFF. Elle préfigure l’avenir du réseau ferroviaire français à l’échéance 2030. La gestion des circulations sera alors confiée à 16 centres, à grand rayon d’action appelés à télécommander 1500 postes d’aiguillages existants, de différentes technologies (mécaniques, électriques, informatiques) et anciens. Ces postes seront répartis sur 14000 km de voies grâce à une interface informatique.

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Le transfert sur les activités d’une partie des acteurs de la filière TMV modifie profondément la gestion du métier et en particulier les conditions de travail et les possibilités d’évolution de carrière.

Pour autant, les situations du FRET, de l’Infra, de VFE et du TER sont différentes et tous les agents de la filière ne sont pas égaux devant les difficultés. Ce différentiel de traitement, l’UNSA-Cheminots l’avait prévu en dénonçant la gestion par activité et son application de plus en plus exacerbée dans l’entreprise. En dehors des grands centres d’activité, cette politique n’est pas pertinente et elle a un impact notable sur les coûts de fonctionnement de l’entreprise.

 Ce sectionnement des activités efface la polyvalence des agents TMV dans le cadre de la filière, limitant ainsi leur possibilité d’évolution entre les activités. L’effacement de cette polyvalence aura un impact sur le cœur de métier de la filière : la sécurité.

En transférant certaines missions de sécurité vers les activités et en les réduisant, l’entreprise ébranle la cohésion nécessaire en terme de sécurité des circulations.

L’UNSA-Cheminots rappelle que la désimbrication ultime des activités est née de la volonté du Président Pepy et non de la CEE qui n’exigeait qu’une séparation comptable.

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Dossier Commande Centralisée du Réseau ...

Quoi de neuf ?

Si la création des  E.I.C ne recherche pas spécifiquement la productivité, même si elle est avérée dans certaines régions, nous pouvons associer le projet des EIC à celui des CCR puisque la Direction de l’entreprise ne s’en cache pas.

C’est donc un phénomène glissant de productivité, par la restructuration de l’INFRA T, pour l’encadrement (projet EIC) et pour le collège Opérateur (projet CCR).

HISTORIQUE CCR

Lors des diverses réunions, l’entreprise a précisé que son étude sur la mise en place des CCR est une vision à long terme : on parle maintenant de 35 ans pour les mises en places les plus tardive !

Comme quoi, le retour sur investissement ne doit pas être

si rentable que cela !

Cependant, il convient de noter que cette structure, si elle voyait le jour, ferait passer le nombre d’agents de SNCF INFRA de 13432 à 5800. Une paille !

Ainsi, plus de 50% des postes seraient supprimés !

 

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Pour l'UNSA-Cheminots, il existe un domaine qu'il n'est pas concevable de mettre en péril : c’est la qualité de la sécurité du personnel et des circulations. Or, les nouvelles structures mises en place dans l'EPIC SNCF, souvent à marche forcée (et sans présentation des dossiers GAMÉ dans les CHSCT) nous interpellent quant à la pérennisation de l'esprit « Sécurité des circulations » fleuron de notre Entreprise et de notre imagede marque jusqu'à ce jour! en effet, les projets présentés, lors des différentes Instances Représentatives du Personnel (IRP), mettent en avant les arguments de professionnalisation, d'enjeux, de production, mais il s'agit en fait de termes économiques et commerciaux. L'UNSA-Cheminots déplore et s'inquiète du morcellement de la sécurité et de son management au sein de chaque activité qui exerce dans ce domaine. Les seules raisons en sont l'économie sur les coûts, sous couvert d'obligation d'indépendance vis à vis de la concurrence dans le domaine du transport ferroviaire de voyageurs et des marchandises.

Pour l'UNSA-Cheminots, il y a risque majeur.

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