L'UNSA a été un acteur essentiel dans le retour à la politique contractuelle sur les salaires à la SNCF. En effet, sous l'ère GALLOIS, de 1997 à 2006, le DRH ne proposait aucun accord et l'entreprise se contentait de mesures unilatérales. La NAO ( Négociation Annuelle Obligatoire) est pourtant légale. Pour les cheminots, l'important n'est pas de savoir si X ou Y a signé un accord, mais plutôt de savoir si cette signature a été un plus. Nous allons donc faire un petit bilan sur les salaires 2008, 2009 et esquisser une projection sur 2010.
Sur 2009, malgré une seule augmentation de 0,3% au 01 octobre 2010, l’année aura été plutôt favorable en terme de pouvoir d’achat. Ce paradoxe apparent résulte de l’impact positif des mesures 2008, sous forme « d’effets reports », pour 0,43% et par la faible inflation moyenne sur l’année 2009, 0,2%, due à la crise économique. Le solde s'avère donc positif de 0,25% au titre des mesures d’augmentations générales de salaires. A cela, il convient d’ajouter 0,50% de mesures exceptionnelles : 0,31 au titre de l’élargissement de l’assiette de calcul de la PFA, 0,31 pour la mesure « prime de travail ». Au total, les cheminots auront donc vu leur pouvoir d’achat augmenter de 0,8% en 2009. Ce bon résultat 2009 compense largement le fragile équilibre de 2008 dû à la dynamique d’inflation du début d’année, avant la crise.
Lors de la présentation du budget 2010, des observateurs mal intentionnés ont relevé que la masse salariale progressait de 300 M€ pour l'EPIC au titre de l'évolution des salaires des cheminots. Cette présentation, visant à stigmatiser les cheminots, repose sur le calcul de la Rémunération Moyenne du Personnel en Place. Cet indicateur comprend plusieurs éléments : -Les mesures générales dont nous venons de faire le bilan, -Le Glissement Vieillesse Technicité correspondant aux échelons, aux positions, aux niveaux et aux qualifications -Les mesures exceptionnelles du type « augmentation de la PFA », -Les activités de l'entreprise dont les EVS (Eléments Variables de Soldes).
A titre d’exemple, pour 2008, l’augmentation de ces éléments a été de 4,63% répartie en : -2,41% de mesures générales, en masse, -1,05% de GVT, -0,39% de mesures exceptionnelles Soit une 1er partie de 3,85%. 0,61% pour les EVS, 0,17% de taxes et divers. Pour mémoire, l’augmentation positive de 4,63% de masse salariale est à comparer aux 2,8% de l’inflation moyenne en 2008. Cet écart positif de 1,8% en notre faveur est souvent considéré par la tutelle représentant l’état, notre actionnaire, comme un avantage injustifié, il faut bien en avoir conscience !!! Pourtant, le salaire moyen des cheminots n’a quand même pas de quoi faire rêver, ne comportant ni bonus ou autre retraite chapeau. Par ailleurs, la réforme des retraites de 2007, que nous avons combattue, impacte cet écart à hauteur de près de 1%.
Pour ce qui est du budget 2010, la RMPP prévue est de 3,4% qui se décompose comme suit: 1% de mesures salariales, 1,6% de GVT, 0,8% de mesures exceptionnelles. Ces éléments étant à comparer à une inflation pour l’instant prévue à 1,2%. Le 1% budgétisé pour les mesures générales n’ouvre pas de radieuses perspectives pour la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) 2010. A l’heure ou vous vous lirez ces lignes, une première table ronde salaires aura déjà eu lieu: consultez le site UNSA-Cheminots. |








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